====16 février 1565 (Rougemont) — Construction de deux portes de ville.====
Marché passé par devant Pierre et Antoine Micheau, notaires au bailliage de Tonnerre, par lequel Nicolas Laurent et Sébastien Goffert, maçon à
Grignon et Aisy-sous-Rougemont, s'engagent envers les habitants de Rougemont, représentés par Pierre Verdot, Guillemin Dannoste et Jean Paulmeret, échevins, à « faire et parfaire de leur mestier de massons les deux portes de la d. ville de Rougemont, du costé de Perrigny et Buffon, selon et de telles façons que les portes de la ville de Crey (1), assavoir : les guenies (2) pour mectre le pont-levis, glassis, canonnières, meultrières, le tout de cartiers de pierre, ainsin que Ies places, largeur et longueur des d. portes se concistent, et de telles façons comme dict est de celles de Crey », moyennant la somme de 160 1ivres tournois.
Les habitants seront « tenus fournir et mectre terre, pierre, chauffaulx, et fournir toutes matières ad ce nécessaires en place ». Ce travail
devra étre terminé pour la
saint Jean.
Il est dit à la fin de l'acte que seul, le sieur Paulmeret sait signer.
Effectivement, il ne figure que sa signature.
(E. N. N. Liasse versée par le département de la Côte-d'Or).
====15 février 1575 (Buffon) — Désaccord====
« L'an mil cinq cent soixante et seize le quinziesme jour du mois de febvrier en sa personne Maistre Jehan Paulmeret, procureur de noble et révérand dame, madame Louise Damoncourt (à cette époque, la famille d'Amoncourt possédait un fief sur le territoire de Gigny, l'Epervière et La Colonne, au nord de Tournus) humble abbesse de l'abbaye Notre Dame de Rougemont à laquelle dame il a promis faire ratifier consentir et accordé le contenu cy après quant requis en sera à peine de tous intérestz, demeurant à Rougemont, lequel a vendu, ceddé et transpourté perpétuellement pour ladicte dame et ses succeseresses abbesses dudict Rougemont à Chrestien Bridon, laboureur demeurant à Buffon, présent, stipullant et acquérant tous les biens meubles et héritaiges eschus et advenuz à madicte dame par droict de mainmorte par le décedz et trespas de feue Pierrette Tanlet elle vivante femme dudict Bridon quelque part que lesdictz biens soient assis aux finaige et villaige de Buffon seulement avec ung
demy Journel de terre assis au finaige de Quincy (..,) pour le pris et
somme de sept vingtz cinq livres tournois (soit 145 francs) ».
Il y a eu un doute concernant la double casquette de Jehan Paulmeret. Il est à la fois procureur et prêtre, de plus sa signature semble changer un petit peu selon la situation. Mais il est très probablement différent, puisqu'il est mentionné sur la liste de la confrérie St Nicolas de
Rougemont en 1582 comme étant époux d'une certain Marguerite.